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Agriculture / élevage

Espaces valorisés par les activités agro-pastorales

En 2005, dans le cadre de l’élaboration du DOCOB des sites Natura 2000 ZSC et ZPS « Causse Noir », 15 exploitations agricoles ayant leur siège d’exploitation sur le causse et utilisant le territoire ont pu être recensées. A elles seules, elles valorisent 4 975 ha soit environ 80 % du causse.

Les productions

Ces exploitations, essentiellement en système polyculture-élevage, sont réparties en :

  • Systèmes spécialisés
    - Ovin lait, 7 exploitations
    - Ovin viande, 2 exploitations
    - Équin, 1 exploitation
  • Systèmes mixtes
    - Ovin lait (pension de bovins, transformation produits porcs), 3 exploitations
    - Bovin viande (avec transformation de produits cervidés) , 1 exploitation
    - Bisons / bovin viande / équins, 1 exploitation.

66 % des exploitations sont orientées vers la production de lait de brebis pour la fabrication de Roquefort ; elles utilisent à elles seules 67 % du territoire (4 162 ha). Sur ces 10 exploitations concernées par la production ovin lait, 7 sont dites spécialisées. Les 3 autres ont développé d’autres ateliers tels que la pension de bovins viande, l’élevage de porcs fermiers et la transformation. Les exploitations ovin lait spécialisées et mixtes utilisent respectivement 43 % et 24 % du territoire du site. Bien que les grands systèmes de productions se retrouvent sur le Causse Noir (bovin viande, ovin viande, ovin lait), on perçoit une certaine originalité dans les systèmes mixtes : on retrouve notamment l’élevage de bisons, de cervidés (daims, cers élaphe, wapiti, cerf sika..) et de porcs fermiers avec une forte tendance à la transformation des produits directement sur l’exploitation.
Aucune activité d’élevage transhumant ou venant de l’extérieur n’a été recensée.

68 % des effectifs des animaux présents sur le site sont des brebis laitières de race Lacaune (4 141 brebis mères soit 621 UGB¤ adultes présents à l’année).
En 2005, le chargement annuel moyen est de 0.14 UGB adultes /ha.

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Les activités d’accueil sont présentes sur 3 exploitations et sous différentes formes :
- gîtes et chambres d’hôtes avec une capacité d’accueil de plus 30 personnes
- camping de 75 personnes
- accueils de groupe (visites d’exploitation et découverte)
- restauration de plus de 50 couverts.
Ces activités contribuent à diversifier et à conforter les petites structures en assurant un revenu d’appoint non négligeable.

Les surfaces

Les parcours (pelouses, landes et bois) représentent 60 % du site soit environ 74 % de la surface agricole recensée. Les terres labourables et les prairies permanentes occupent respectivement environ 16 % et 3 % du secteur étudié. Le reste des surfaces est réservé à d’autres utilisations telle que la production forestière.

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Les exploitations

46 % des exploitations ont un statut sociétaire tel que le GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation) ou l’EARL (Exploitation Agricole à Responsabilité Limitée). Ceci s’explique par le fait qu’une société permet une bonne gestion moderne de l’exploitation agricole car elle supprime l’indivision et facilite un transfert tranquille et progressif de l’exploitation et du patrimoine familial.
A elles seules, les formes sociétaires utilisent plus de 64 % du territoire (soit + de 3 000 ha).
Lors de l’enquête de juin 2005, 29 actifs ont été recensés comme travaillant sur les exploitations du site. 55 % des actifs agricoles travaillent en GAEC ou EARL.
En moyenne, 1.9 Unité de Travail Annuel travaillent sur une exploitation ; avec un minimum de 1 personne et un maximum de 3 actifs.
La répartition par classe d’âge semble particulièrement favorable. En effet, 57 % des exploitations ont un chef d’exploitation ou un jeune collaborateur âgé de moins de 40 ans. Ces mêmes exploitations valorisent 63 % des surfaces agropastorales (soit 3 226 ha environ). La tranche d’âge des « + plus de 50 ans » représente environ 555 ha soit 9 % du site et 12 % du territoire agricole recensé. Ces éléments donnent toute la mesure du risque que représente la disparition de ces exploitations. C’est bien dans un premier temps sur ces exploitations que se pose la question du maintien des activités agropastorales. Leur reprise doit donc être anticipée.
96 % des surfaces agropastorales sont exploitées en mode de faire valoir direct ou en fermage. Elles sont donc tout particulièrement sécurisées. Seules 3 % des surfaces pastorales et/ou fourragères restent valorisées sans contrat ou de façon précaire.